• Pinerolo, la division armée… divisée !

    “Il est dans la nature de l’homme d’opprimer ceux qui cèdent et de respecter ceux qui résistent” écrivait alors Thucydide en son temps, qui fut celui de “l’Histoire de la Guerre du Péloponnèse”. D’où son récit du grand conflit entre Athènes et Sparte qui se déroula entre 431 et 404 av. J.-C., devenu depuis comme on dit, un classique de la littérature historique. C’est vrai, ou plutôt quasiment au sujet des opprimés ou des résistants, comme par exemple pour ce qui tient du triste sort final des militaires italiens en Grèce entre 1941 et 1944, dont nous avons dressé un premier tableau factuel de leur vécu.

  • Portez-vous bien maître !

    L’écrivain et poète Yórgos Ioánnou fut d’abord un pédagogue. Ses longues années de maître, au sens le plus noble du terme, l’avaient d’ailleurs conduit jusqu’à Tríkala entre 1956 et 1957, quand il enseigna les lettres classiques et modernes au sein d’un des lycées privés en cette ville historique de la Thessalie. Il nous a ainsi légué son émouvant récit, tiré de l’expérience du jeune professeur qu’il fut Ioánnou à l’époque. Tout comme la nouvelle qui suit, publiée pour la première fois en 1979, laquelle est pareillement issue d’une pareille expérience.

  • Les occupants… occupés !

    On peut penser que nos “petites histoires”, remémorées à l’occasion d’une réunion de famille, n’illustrent parfois que ce côté anecdotique des événements, l’ensemble dit des faits historiques que l’on désigne un peu vite comme secondaires. Chez nous, notre oncle Chrístos qui n’est plus de ce monde, aimait nous raconter ses anecdotes des années 1940, la Guerre gréco-italienne, l’Occupation, la Résistance, puis… l’illogisme alors entier de la Guerre civile grecque des années 1944 à 1949, et ce, jusqu’au détail de l’histoire qui fut d’abord la sienne. Il nous faisait même volontiers son récit sur la présence des soldats italiens en Grèce, dont l’historicité quelque part en méandres, se situe parfois, y compris de nos jours, entre la mémoire et l’oubli.

  • La Thessalie Inondée

    La Thessalie, contrée dont je suis originaire, vient de connaître… un nouveau désastre grec. Resserrés dans notre maison familiale près de Tríkala, nous attendions déjà la… fin du phénomène. En effet, la forte pluie qu’a débuté lundi 4 septembre, s’est arrêtée le jeudi 7. Trois maisons de notre village ont été partiellement inondées, mais ailleurs, comme à Palamás, le village de la famille de ma mère dans la région voisine de Kardítsa, de nombreuses maisons se sont retrouvées littéralement sous l’eau.

  • Nom de code : HEW/LGAT

    La mémoire d’un pays tient parfois à la réputation de ses aéroports… même abandonnés. Par une enfance partagée entre Athènes et la Thessalie, je me souviendrai toujours de l’attrait exercé sur nous par le site d’Ellinikó, autrement-dit, l’aéroport historique d’Athènes, connu sous le code international : HEW/LGAT.Le hasard faisait que nous habitions à l’époque le quartier d’Héliopolis et la rue… de Thessalie, belle… situation il faut dire, sous le mont Hymette, très exactement face à l’aéroport, la mer sous nos yeux. Héliopolis, non pas d’Égypte mais du grand Est athénien. Rêves d’enfant.

  • Août 1922. La Grande Catastrophe

    Août, est un mois chargé pour la mémoire historique grecque. En 1922, le pays connait sa plus “Grande Catastrophe” jusqu’alors, s’agissant de la défaite grecque en Asie Mineure et la reconquête de Smyrne par l’armée turque de Mustapha Kemal Atatürk, ce que l’historiographie turque retient depuis de son côté, sous l’appellation de “Grande offensive”. La population grecque d’Asie Mineure, vieille de plusieurs siècles depuis les temps antiques, est d’abord largement massacrée par les Turcs, puis, ses rescapés sont expulsés vers la Grèce, suite à l’échange obligatoire des populations et du traité signé à Lausanne entre la Grèce et la Turquie en 1923.