• Notre ancien aéroport

    La mémoire d’un pays tient parfois dans la réputation de ses aéroports. Même abandonnés. Par une enfance partagée entre Athènes et la Thessalie, je me souviendrai toujours de l’attrait exercé sur nous par le site d’Ellinikó, autrement-dit, l’aéroport historique d’Athènes. Le hasard faisait que nous habitions à l’époque le quartier d’Héliopolis et la rue… de la Thessalie, belle… situation il faut dire sous le mont Hymette, très exactement face à l’aéroport, la mer sous nos yeux. Héliopolis, non pas d’Égypte mais du grand Est athénien. Rêves d’enfant.

  • Août 1922, la Grande Catastrophe grecque

    Août, est un mois chargé pour la mémoire historique grecque. En 1922, le pays connait sa plus “Grande Catastrophe” jusqu’alors, s’agissant de la défaite grecque en Asie Mineure et la reconquête de Smyrne par l’armée turque de Mustapha Kemal Atatürk, ce que l’historiographie turque retient depuis de son côté, sous l’appellation de “Grande offensive”. La population grecque d’Asie Mineure, vieille de plusieurs siècles depuis les temps antiques, est d’abord largement massacrée par les Turcs, puis, ses rescapés sont expulsés vers la Grèce, suite à l’échange obligatoire des populations et du traité signé à Lausanne entre la Grèce et la Turquie en 1923.

  • À Tríkala, à l’étroit !

    La région de Tríkala en Thessalie de l’ouest dont je suis originaire, en premier lieu son chef-lieu homonyme, sont connus pour leurs compositeurs et virtuoses de la musique populaire grecque. Celle que l’on désigne souvent sous le générique de chansons appartenant de près ou de loin au genre Rebétiko, large forme musicale associée à l’expression culturelle des classes populaires et des marginaux essentiellement urbains, à partir du début du XXe siècle.

  • Tríkala, ville… non aliénée !

    On croit connaître la Grèce comme parfois notre vieille poche. Cependant, le pays… Acropole d’une certaine Europe, nous cache encore bien des secrets. Nous voilà par exemple en Thessalie occidentale, région dont je suis originaire et plus exactement à Tríkala, chef-lieu de l’éparchie du même nom, située au cœur de l’Hellade en prélude de la Grèce du nord, quand on remonte le pays depuis Athènes et bien après avoir dépassé Delphes.

  • Yórgos Ioánnou et son héritage

    Yórgos Ioánnou, pseudonyme, puis nom légalement adopté de Geórgios Sorolópis, fut un grand et digne écrivain de la Grèce contemporaine. Il est né à Thessalonique en 1927 dans une famille de réfugiés grecs de la région de Thrace orientale, région passée sous le contrôle de la nouvelle Turquie de 1923, suite la Guerre gréco-turque en Asie mineure de 1919-1922, guerre perdue par la Grèce.

  • Patridographie

    Il était une fois quand je fréquentais l’école primaire, il y avait alors une matière que j’aimais particulièrement. La “Patridognosie”, que l’on nommait également parfois “Patridographie”. Au-delà de sa spécificité de cours-pivot et dont le but était d’entretenir chez les plus jeunes Grecs, la culture de la conscience collective nationale ; son cursus visait autant d’autres attentions pédagogiques comparables, toujours en rapport aux divers cours dispensés à l’époque.